mercredi 19 février 2014

transport en commun à Montréal



Privée (temporairement) ce voiture, j'ai regoûté aux joies des transports en commun pour aller travailler... Jusque là rien de catastrophique, ça me prend une petite marche pour aller au métro, pas forcément désagréable (même si j'ai pris l'habitude de mettre des collants sous mes jeans). 
Mais l'occasion de refaire un point sur le transport ici... 

Pour rappel, je travaille à Laval, et j'habite dans le quartier Villeray. Le lieu de mon habitation est venu d'un choix entre l'accès facile au centre ville de Montréal et ses activités, ainsi que se retrouver à distance raisonnable du boulot, et surtout près des copains. (En gros : Laval pour vivre, c'est pas terrible). 
Ca nécessite donc pour que je me rende au laboratoire que je prenne un métro et un bus. Bon. Là ou ça se complique un peu, c'est que le métro est majoritairement sur l'île de Montréal, mais que 3 stations sont sur l'île de Laval. Le bus est entièrement à Laval. 
Description d'une journée de transport ou je n'aurais pas d'abonnement mensuel : 

- 3$ pour prendre le métro à Montréal
- 3,25$ pour prendre le bus à Laval
- 3,25$ pour le retour en bus
- re-3$ pour le métro. 

Jusque là c'est pas compliqué, même si ça fait quand même cher la journée de boulot. En effet, les correspondances métro-bus sont impossibles puisque les 2 sont gérés par des villes différentes, donc on repaye à chaque fois. 

Pour éviter ça, on peut avoir une passe mensuelle de transport, permettant un accès illimité à tous les métro/bus de Laval/Montréal/Longueil (au Sud de Montréal, le métro s'étend jusque là avec les mêmes restrictions de correspondance). A 125$, là encore c'est cher. Tarif étudiant pourquoi pas mais jusqu'à 25 ans maximum (paraît qu'après on n'est plus censé être étudiant, ceux qui ont fait ça n'ont jamais fait de doctorat). 

Le métro est correct, même si certains quartiers de la ville ne sont absolument pas desservis. 









Les rames sont bien entretenues, les stations correctes (certaines font même la part belle aux artistes!). 


Mais les bus de Laval... environ 1 bus par heure. Les responsables de la société nous ont fait remarqué qu'on pouvait emprunter 2 lignes de bus différentes pour se rendre à l'université. Certes. Mais ce qu'ils ont oublié de dire c'est que ces lignes sont parallèles et surtout passent à la même heure... Intelligent non? 

Il y a un taxi collectif mis en place aussi. Mais seulement aux heures de pointe (quelque chose comme 8h-9h le matin et 16h45-18h le soir). 

On oublie de dire que les retards sont fréquents, que l'hiver parfois les bus ne passent pas, que les pannes de métro se succèdent (en 5 jours il s'est arrêté 3 fois donc une fois pendant 1h30). Ce n'est certes pas toujours la faute des employés du métro, il y a des gens qui bloquent les portes, ceux qui font tomber leur téléphone sur les rails, les alarmes activées. Mais il faut bien reconnaître que c'est énervant. 
Triste à dire, mais Montréal et surtout Laval sont des villes bâties pour des voitures... Il est temps que j'en retrouve une!! 

Je précise quand même que si on est dans le centre de Montréal et qu'on y travaille, la voiture sera juste une épouvantable source d'embarras, entre le manque de places pour se garer et les bouchons... Inutile également de s'en servir pour des trajets intra-Montréal si ceux si sont près des lignes de métro. Mais dans le sens domicile à Montréal/travail à l'extérieur, on y gagne quand même pas mal de temps... (dommage, je suis certaine que les villes auraient à y gagner en diminuant les voitures et en augmentant l'accessibilité aux transports!)

samedi 15 février 2014

La fête des neiges

Comment ça je parle beaucoup de neige en ce moment? En même temps, force est d'admettre qu'on ne peut pas y échapper... du coup, au lieu de se morfondre en attendant l'été (bon ça nous arrive à tous hein...), on profite des évènements. Aujourd'hui donc, la fête des neiges!! 


Au programme, une célébration de l'hiver... avec pas moins de 25 activités extérieures. Parmi elles : une cabane à sucre, de la glissoire sur tube, une tyrolienne, des sentiers de patin et ski de fond, un parc de planche à neige, un cirque polaire, du traîneau à chien, de la sculpture sur glace, du curling (quel sport bizarre!!!), des batailles de balles de neige entre deux forts... Bref un éventail d'activités diverses. 



Les organisateurs ont un peu craint cette année que le froid intense (si si, vraiment intense!!) ne fasse baisser la fréquentation... et en fait les québecois s'emmitouflent bien et y vont pareil!! Il y a apparemment eu plus de monde que l'année dernière. 




Un labyrinthe de neige... étonnant!!!

Certains sont doués... moi c'est tout juste si j'arrive à faire une boule de neige. C'est un peu comme les châteaux de sable quoi, il y a ceux qui font de l'architecture gothique et ceux qui sont juste capable de faire des pâtés avec un seau... 

Glissoire sur tube, départ d'une hauteur de 12 mètres!



Froid... mais beau. 

Ah oui, pour la dernière journée, ils prévoient un "bain de neige"... un peu plus de 50 personnes qui vont se rouler dans la neige en maillot de bain pendant presque 30 minutes... Un commentaire? ^^









Un point un peu plus sérieux cependant : une lettre a été publiée pour dénoncer le fait qu'un long moment de la programmation musicale de la fête des neiges ait été en anglais... c'est à dire non seulement des chansons anglophones mais une animation radiophonique en anglais. Une réponse a été publiée par les organisateurs en expliquant que 30% des visiteurs ne sont pas francophones, et que l'anglais permet davantage de partage. Ils ont également précisé qu'une grande partie des spectacles gratuits avaient été fait par des artistes Québecois francophones. Le débat de la langue fait rage ces temps-ci (on en a même eu un à l'université, pour savoir si celle-ci devait être francophone ou bilingue). Impossible de mettre tout le monde d'accord... et pourtant, Montréal lutte toujours pour conserver sa langue, même si certains trouveraient bien plus pratique que le Québec se mette à l'anglais... Un débat sans fin. 

Mais sinon, heureusement qu'il existe aussi des activités à faire en hiver!! 

jeudi 13 février 2014

Igloofest

C'est pas parce que c'est l'hiver qu'on doit rester enfermé chez soi en attendant les beaux jours... A Montréal il y a toujours des trucs à faire. 


La preuve avec un évènement qui attire pas mal de monde... (allez pour être totalement honnête je n'y accroche pas vraiment mais ce n'est qu'un avis personnel!). Je vais donc vous parler de l'IGLOOFEST!! 

L'Igloofest c'est quoi, c'est un festival de musique électronique (oui oui j'en entends certains dire que ce n'Est pas de la musique. Je suis relativement d'accord mais chacun ses goûts et puis ça rassemble pas mal de monde à Montréal, généralement entre 60 et 70 000 personnes). Il a lieu en janvier parce que sinon il fait trop chaud, au Vieux-Port de Montréal. Interdit au moins de 18 ans on y retrouve une ambiance survoltée!!

Qu'on aime ou pas le style, il faut bien reconnaître que le décor de glace a de l'allure. 







mercredi 12 février 2014

Il s'est passé quoi sur Montréal ces derniers temps?

Parce que le temps passe, passe... et que mes billets ne suivent pas, je le sais et je m'en excuse!!!

Alors juste pour vous faire sentir bien au chaud chez vous : il a fait froid. Mais je veux dire vraiment froid.


Voilà. Le prochain qui râle parce qu'il fait 5 degrés ça va barder.

dimanche 12 janvier 2014

L'hiver québecois et autres clichés

Il y a quelques temps est sorti en France un petit reportage sur le Québec, fait par TF1 :


L'occasion de s'attarder un peu sur le Québec vu par des français... qui n'ont jamais quitté leur pays mais qui croient néanmoins pertinent de donner leur avis sur l'hiver et le Québec en général (j'ai des noms!).


Alors en vrac :


  • les Québecois n'arrêtent pas de jurer ("sacrer" comme on dit ici). Pas faux. Mais pas pire qu'en France après tout. Y a des endroits ou "putain" ressort toutes les phrases, ben ici c'est "ostie" ou "crisse". Bon quand on se met à dire "tabarnak" c'est qu'on commence à être vraiment fâchés. 

  • Il tombe 5 mètres de neige chaque année, il fait -40 l'hiver et -25 l'été et seul le mois de juillet est exempt de blanc. Tout à fait, d'ailleurs tout québecois qui se respecte dort dans un igloo. 

  • les Québecois mangent des trucs bizarres. Bon ; quelque part c'est pas faux. Mais est-ce vraiment plus bizarre de manger de la poutine que des cuisses de grenouille? 

  • Le québecois n'est pas cultivé. Ouais, comme un américain mais en français. Je ne ferai pas de commentaire là-dessus, ça ne le mérite pas. 

  • Tous les québecois adorent le hockey, c'est une institution. Alors le hockey c'est le sport de prédilection oui. Mais comme le football (soccer) en France, y en a qui aiment et d'autres non. Affaire de goût. 

  • L'accent il est super bizarre. Moui. Mais d'abord, il ressemble vachement à l'accent breton (prononcé, il est vrai!). Et puis comme on me l'a fait remarquer, au moins personne ne se moque d'un québecois quand il parle anglais. 

  • Il y a des caribous et des ours dans toutes les villes. On en revient à ma blague préférée pour accueillir les nouveaux arrivants : au printemps et en automne, il y a la migration des caribous et on est obligé de tout fermer aux voitures pour laisser passer les charmantes bestioles. Ici, le caribou c'est comme la vache en Inde, c'est sacré!

  • Au Québec il n'y a que des bûcherons. D'ailleurs j'ai été obligée de m'acheter une chemise à carreaux pour m'intégrer. 

  • L'hiver on ne vit que dans les souterrains, on ne sort pas. Ben tiens. D'abord les souterrains y en a pas partout, et ensuite si on n'aime pas sortir l'hiver ben on va ailleurs. Parce que rester dans des souterrains pendant 4 mois, ça va au-delà de la dépression... 

Bon par soucis d'honnêteté, je précise que c'est pour le Sud du Québec. Parce que forcément, le Nord c'est polaire alors ça change un peu la donne. Mais même. 

Comme quoi les Québecois ont des clichés sur les français (si si, j'en ai déjà parlé, les français ne se lavent pas, ont tous un béret, une baguette sous le bras et un camembert dans une poche, est prétentieux, malpoli et pas civilisé) mais l'inverse est vrai. 

Finalement il vaut mieux en rire et venir découvrir soi-même quelle est la vérité! 





mercredi 8 janvier 2014

L'expatriation et les voyages dans le pays d'origine

Vaste sujet aujourd'hui... Pour les vacances de Noël 2013, j'ai eu l'occasion d'aller en France, avec quelques jours en région parisienne et le reste de mon séjour en Provence. Le moment propice pour une réflexion sur certaines conséquences de l'expatriation... et des sentiments qui semblent partagés par tous les expatriés lorsqu'ils reviennent à leurs racines.


Autopsie d'un retour classique :



L'envie est là. Beaucoup de monde à revoir, famille, amis, des lieux à redécouvrir, des envies diverses (quand on vient du Canada, on a généralement envie de se gaver de baguette-fromage et autres spécialités typiquement françaises). On va retrouver généralement des objets laissés sur place qui manquent dans la vie quotidienne (des livres surtout en ce qui me concerne!!). L'impatience de ces (re)découvertes et retrouvailles, combinée avouons-le au fait de ne plus penser au travail pendant quelques temps, conduit généralement à attendre ce voyage avec hâte et joie. 



Les premiers jours, tout se passe effectivement comme prévu. Retrouvailles, lieux connus, habitudes somme toute vite reprises. Quelques réflexes canadiens restent cependant : compter les taxes et les tips (pourboire) à chaque café ou restaurant (pour une fois, ça fait plaisir de voir la note quand il ne faut pas y rajouter 30%!!), se balader en simple pull quand tout le monde porte manteau et écharpe, réapprendre à écrire sur clavier azerty et caler à la reprise en main d'une voiture manuelle... Mais soyons honnêtes, les connaissances reviennent tout de même rapidement. 



Au bout de quelques jours (dépendamment des circonstances, ce n'est pas une loi immuable!), les choses changent un peu, parfois imperceptiblement, parfois moins. Quelques exemples en vrac : 



- les lieux ont changé... nouvelles routes, variations certes peu importantes mais quelque peu déstabilisante comme nouveaux rond-points, carrefours, chemins... Des habitations ont poussé là où il n'y avait que des terrains vagues, des zones se sont privatisées, des arbres ont disparu. 



- la culture : des gens te parlent de musique, de films, de choses que "mais si voyons, tu connais forcément"! Eh ben non... la culture existe au Canada, elle n'est cependant pas totalement identique à la culture française, et si je ne connais pas les nouvelles sorties en France, je suis aussi bien en peine d'expliquer ce que j'ai absorbé de culture québecoise...



- les amis/copains/connaissances... là on entre à mon sens dans la plus grande difficulté de l'expatriation. Pas dans le pays choisi mais lorsqu'on retourne dans la pays d'origine. Certaines amitiés sont indéfectibles et on peut reprendre une conversation avec quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis 2 ans comme si la séparation datait de la veille. Mais il y en a d'autres ou ce n'est pas le cas ; pour ces dernières, 2 situations possibles : 

        - les gens n'ont pas changé. Mais alors pas du tout. Et si ça peut sembler rassurant, c'est très vite ennuyeux, en particulier pour les gens qui n'ont jamais pris la peine de bouger de la petite ville ou ils sont nés. Ce n'est pas une critique, mais force est d'avouer que lorsqu'on est parti dans un autre pays un certain temps, on est beaucoup plus enclin à partager des relations avec d'autres "expats". 
        - ils ont beaucoup (trop) changé... les chemins sont complètement différents et on ne retrouve plus la personne qu'on a connue... 
En réalité, le 3e cas de figure, le plus fréquent, ce sont les gens qui ont suivi leur propre chemin, et qui donc par définition ont évolué. Normal, mais l'évolution n'est pas du tout parallèle à celle que nous on connaît. Résultat, lorsqu'on se revoit, passé quelques banalités, on n'a plus grand chose à se dire... Leur vie nous semble ennuyeuse, et eux ne s'intéressent pas le moins du monde à l'expérience qu'on est en train de vivre à l'étranger. 


Expérience personnelle : certaines personnes ne savaient même pas ce que j'étais en train de faire comme études à l'étranger, en fait certains ne savaient même pas que j'étais étudiante. Sans demander à ce que tout le monde connaisse par coeur mon sujet de recherche (somme toute très obscur pour les non-initiés à la biologie), le fait que les gens demandent encore "est-ce que tu pourras enfin être laborantine après?" est tout de même assez vexant. 

La conséquence de tout ça, c'est qu'à chaque visite dans le pays d'origine, le carnet d'adresses s'orne de plus en plus de noms barrés. C'est un fait partagé par tous les expatriés que je connais. 


- les français en général : c'est là qu'on s'aperçoit que certains clichés sur les français ne sont pas totalement faux... Et le plus courant, c'est : "les français râlent tout le temps". Il faut avouer que c'est vrai. Les congés/le temps de travail/la politique/la météo/l'éducation/la santé. (Sur ce dernier point, je rappelle expérience à l'appui que le système français est vraiment l'un des meilleurs au monde...). Cette overdose de mauvaise humeur fait vite déprimer. 



"Ben puisqu'elle pense tout ça, elle n'a qu'à repartir et rester au Canada" penserez-vous. Certes. Mais c'est pas aussi simple que ça... Le bilan du retour en France est généralement "ce n'est plus vraiment chez moi". Mais dans le nouveau pays, le bilan est très très souvent "ce n'est pas totalement chez moi". Et nous voilà dans la plus importante conséquence de l'expatriation : trouver l'endroit ou on se sent parfaitement à sa place Avec plusieurs possibilités : 

- on tente l'impatriation et la France redevient notre pays (à savoir que beaucoup de ré-impatriés finissent par repartir). 
- on tombe totalement en amour avec le nouveau pays et la question du "chez soi" ne se pose plus
- on se retrouve, comme souvent, à bouger régulièrement... si on a de la chance, on intègre qu'il n'y a pas un lieu précis ou l'on se sent chez soi, et que n'importe où où l'on posera ses valises, ça ira. Dans le cas contraire, on se retrouve éternel insatisfait à déménager tous les 2-3 ans dans l'espoir d'un endroit meilleur qui nous correspondrait davantage. 


N'allez pas croire que je déconseille l'expatriation. C'est à mon sens une expérience qui permet une ouverture d'esprit difficile à avoir pour ceux qui ne l'ont jamais fait. C'est aussi la découverte d'une culture différente  qui conduit à des idées nouvelles, et des rencontres très enrichissantes. Mais il importe de savoir que ce ne sera pas toujours facile, et qu'il faut se préparer à quelques déconvenues... 



Allez un prochain post plus joyeux! :)


Bonne année 2014 à tous!

dimanche 5 janvier 2014